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Zebulle
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19 avril 2008

au pays de django

hier soir, miss-libellule gardé par sa tatie chérie, mamie et maman et une amie sont sorties. elles sont allées écouter de la musique.
découverte d'un groupe local excellent. voyage au cœur des contrées tziganes.

Swing d'O



Swing d'O - All of me
envoyé par marililou

l'artiste principal. l'un de ceux que j'aime beaucoup, beaucoup. ses textes sont amusants et pertinents. sa musique dépaysante. et "découverte" de la soirée, il fait aussi comique à ses heures. monsieur sanséverino se disperse sans cesse et c'est pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles. pour une fois seul sur scène avec ses grattes et deux accordéonistes. franche rigolade et bonne ambiance manouche!!!

S1052957light

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10 juin 2008

la cascadeuse




cascadeuse

* bosse qui a été refaite à plusieurs reprises et fait donc une sorte de creux maintenant

** dent enfoncée devenue très légèrement grise. seul remède: la sucette, sur prescription du dentiste****!

*** première tentative de déplacement en autonomie ce samedi grâce aux brassards et à la frite

**** ggggggggggrrrrrrrrrrrrrrr

12 octobre 2010

tadam!

les résultats du petit jeu d'anniversaire de blog:

je suis allée , j'ai rentré les données et c'est le numéro 4 qui est arrivé premier, c'est donc ce commentaire là qui gagne les petites cartes de son choix:

Whaouuu ! non déjà !? Allez bon anni-blog!

 

Posté par yolande, 07 octobre 2010 à 07:10


pour le deuxième lot, la gagnante recevra un petit message dans sa boîte mail!


Merci pour votre participation, toujours chouette de savoir un peu plus qui passe par ici!


16 décembre 2011

sans pression

il y a ces vendredis soirs... soit ceux où papa travaille déjà à l'heure où nous dînons, soit ceux où il part travailler après le dîner. ces vendredis soirs où les repas se passent en musique, on chante même à table, on rigole, c'est vendredi soir, le lendemain on peut dormir tard, et maman aime profiter de ses enfants un peu plus que d'habitude, elle n'est pas pressée de les mettre au lit pour profiter de son amoureux. ces vendredis soirs où l'on dîne tous ensemble, des plats rapides qui plaisent à toute la famille, un papa qui s'en va et les filles qui profitent de ce temps pour être juste ensemble. Ce soir elles ont fait des puzzles par terre pendant que leur maman a défait quelques cartons qui traînaient encore depuis leur déménagement. Profiter du déluge dehors pour rendre encore plus chaleureux son intérieur, allumer des bougies.

il y a ces vendredis soirs que les enfants aiment tant, ceux qui rendent les lundis si difficiles... zebulline a en horreur les matins qui courent et réclame "les jours où on fait rien maman, tu sais, ceux où on reste à la maison"... ces vendredis soir où elle peut se changer en princesse dès son retour à la maison et s'imaginer des histoires.

il y a ces vendredis soirs qui annoncent la douceur du samedi matin, du réveil tardif de la maisonnée, du petit déjeuner qui traîne...

 

(profitons-en avant l'arrivée du bébé et des nuits coupées)

12 décembre 2011

éducation différenciée et évaluation individuelle

La semaine dernière nous avons eu le rendez-vous trimestriel qui tient lieu de "bulletin": l'évaluation trimestrielle. La réforme du système scolaire locale a remplacé le bulletin par un bilan qui se traduit par un rendez-vous entre l'instituteur et les parents pour parler des acquisitions de l'enfant sur base de socles. Même en "maternelle" les enfants sont évalués, mais de façon positive. Je mets des guillemets à maternelle parce que finalement dans le système scolaire locale, ces 2 années de préscolaire font partie intégrante du cycle scolaire fondamental (du primaire donc). Au cours de ces 2 années préscolaires, les enfants ont des objectifs à atteindre, ces objectifs sont des socles: langage, mathématiques, attitude, créativité font partie des 6 socles. Chaque trimestre donc l'instituteur rencontre les parents pour remplir ensemble le bilan et évaluer ce qui est acqui et ce qui doit être amélioré.

Le point fort de cette évaluation est qu'elle est individuelle. L'enfant n'est pas jugé par rapport au niveau de sa classe mais par rapport à ses capacités propres. L'instituteur n'évalue pas l'enfant par rapport aux autres, ce qui est, à mon sens, le meilleur moyen pour ne pas encourager les élèves dits fort à l'effort, mais par rapport à ses capacités, à ce que lui-même est capable d'apprendre, de produire. Un petit zèbre ne sera donc pas démotivé et découragé dans ses apprentissages parce qu'à aucun moment on ne lui dira "tu es fort" mais "c'est très bien, mais je crois que tu es capable d'améliorer ce que tu viens de faire". Cette évaluation individuelle mène tout naturellement à une éducation différenciée.

Mais c'est quoi l'éducation différenciée? c'est s'adapter au niveau de chaque enfant, lui permettre d'apprendre à son rythme et selon ses besoins. Dans le système scolaire local, des heures d'appui et de soutien sont prévues et pas seulement pour les élèves plus lents ou avec un peu moins de facilité d'apprentissage... chacun peut bénéficier de ces heures d'appui/soutien, d'ailleurs presque tous les enfants de la classe de ma libellule profitent de 30 à 60min d'appui chaque semaine... pour y faire quoi? approfondir, stimuler, donner le goût, encourager dans l'effort et valoriser les enfants. L'appui n'est donc pas perçu de façon négative, puisque tout le monde y a le droit et en bénéficie, c'est un moment privilégié avec l'instituteur ou avec un membre de l'équipe pédagogique (psychomotricité, langue, logopède).

Ce week-end j'avais de la lecture... la brochure détaillant les 6 socles et je réalisais qu'à ne rien faire de la journée comme le laisse sous-entendre ma grande libellule ("t'as fait quoi aujourd'hui à l'école ma chérie?" ".... bah rien") les enfants apprenent beaucoup et ont des objectifs plutôt élevés comme maîtriser la langue luxembourgeoise (sachant que généralement 50% des enfants des écoles ne sont pas issus de familles luxembourgeoises), maîtriser un niveau de conversation courante en allemand (l'apprentissage de la lecture en 2e cycle (donc en CP) se fera en allemand), jouer avec les chiffres de 0 à 20 (addition/soustraction), être capable de raconter une suite chronologique d'événements (une histoire fictive ou un fait réel comme les vacances ou une excursion).  Globalement la plupart des enfants qui terminent leur cycle préscolaire sont bilingues et commencent à apprivoiser une 3e langue... ça laisse songeur!

Nous appréhendions la scolarisation de notre petit zèbre, le rouleau compresseur de l'école française ne nous avait pas laissé indemnes... et finalement c'est avec grand plaisir que nous découvrons la l'école fondamentale luxembourgeoise, une école qui devrait être la même dans tous les pays...  pour que tous les enfant puissent avoir les mêmes chances de grandir...

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10 novembre 2011

réflexion

juste parce que je viens de le relire et que ce texte me touche, me parle, me semble être une vérité...

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, 
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, 
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, 
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance 
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.


(Khalil Gibran,extrait du recueil Le Prophète)

 

 

2 octobre 2011

encaisser

je parlais récemment avec l'une de mes collègues qui me dit "tu sais, un ado qui ne fait pas de crise d'ado est un ado qui n'a pas confiance en ses parents, un ado qui sait que ses parents ne supporteront pas sa crise, alors, il ne leur fait pas subir. finalement un ado qui fait une crise d'ado normale est un ado qui a confiance en ses parents, qui sait qu'ils seront là pour lui permettre de la faire"...

intéressant non? alors nous avons continué à discuter... à essayer de voir si cette théorie pouvait s'appliquer sur la petite enfance, sur le fameux "terrible 2", si un enfant terrible entre 2 et 4 est un enfant qui sait que ses parents peuvent encaisser les crises et qui se permet donc de vivre pleinement cette phase.

la semaine dernière, dans deux contextes différents, deux personnes étant en contact très proche et très régulier avec ma grande libellule ont eu des propos lus qu'élogieux la concernant. des propos qui m'en ont donné la larmes à l'oeil, de ces mots qui touchent droit dans le coeur et font se dire que finalement on fait du bon boulot et que l'on est des bons parents. la conversation de vendredi nous a semblée, au papa et à moi, presque surréaliste tellement le portrait de notre libellule fait ne ressemblait "en rien" à celui de la libellule que l'on connaît... enfin il était celui que l'on aimerait pouvoir avoir sur elle... "votre fille est incroyablement concentrée, perfectionniste, précise, elle écoute les consignes à la lettre, elle est d'une patience extrême".... ah bon? à la maison elle est plutôt tout le contraire en y ajoutant effrontée et insolente en prime! un combat de chaque minute avec cette libellule... sauf lors de moments passés en tête-à-tête avec elle où elle est juste adorable.

du côté des parents, on a souvent tendance à se sentir en echec, à se dire que l'on a tout fait faux, qu'elle a un sale caractère, on imagine des théories, des ascendances génétiques qui pourraient expliquer cela, on creuse, on cherche, on s'inquiète même parfois... on doute de nos capacités à élever un enfant et on essaye d'éviter d'écouter les mauvais conseils prodigués et les remarques humiliantes si chères à tout un tas de gens. on a aussi essayé de se renvoyer la faute, générant des disputes... bref, élever une libellule n'est pas de tout repos!

et puis... cette discussion avec ma collègues, ces mots si élogieux sur ma libellule, le chemin de réflexion continuant son chemin, nous avons décidé de prendre les choses autrement. finalement, si notre libellule est dure avec nous, c'est parce qu'elle sait que nous pouvons encaisser. elle a confiance en nous et sait que nous sommes là. elle sait qu'elle peut tester, essayer, expérimenter, nous sommes là. tels des arbres aux larges troncs capables d'encaisser les coups de pieds de colère, nous sommes là. imperturbables, stoïques et forts, nous sommes là. elle le sait.

finalement ses cris, ses colères, sa rage sont un très beau compliment, nous sommes de bons parents capables d'encaisser. elle peut être la petite fille que l'on attend qu'elle soit à l'école, à la danse, à la musique et ailleurs parce qu'elle sait qu'à la maison l'attendent deux arbres robustes qui encaissent les coups.

maintenant que l'on sait... on aborde les crises différents. on ne lutte plus contre les crises parce que l'on se sent en echec, mais on les accompagne. nous lui apprenons à les gérer, nous l'encourageons à crier, à se défouler dans le respect de l'autre. Vendredi, une journée difficile où elle a du être à l'écoute, concentrée, perfectionniste pendant des heures... son papa l'a accompagnée dans son déchargement de batterie, il a pris sur lui et ils sont allés marcher tous les deux, il l'a laissé vider son sac, il a encaissé.

notre zebulline est plutôt calme dans 95% des situations.... mais les 5% restant réservent des colères sans nom... nous les gérons dans le calme, elle le sait, papa et maman ne flanchent pas, la respecte, et la colère se termine souvent par un gros câlin.

encaisser, être un arbre robuste, ne pas fléchir... ce n'est pas facile tous les jours, c'est même souvent très difficiles. dans ces moments-là, je pense aux bénéfices pour demain et à tous ces jolis mots que l'on me dit sur mes filles et je garde confiance et courage pour la prochaine crise.

 

7 juillet 2011

des news

pour ceux qui en prennent par ici...

dans le désordre:

*signature et remise des clefs de la nouvelle maison dans les jours qui arrivent*

*1 mois pour déménager et aménager notre chez-nous*

*un nouveau projet pour septembre: une formation de doula, un week-end par mois jusqu'en juin*

*d'autres projets encore*

*des poulettes qui grandissent bien....*

*bertabulle avance avance avance.... un agenda déjanté bientôt disponible*

et sinon? tout va bien, la vie est belle, le monde pourri, on va voir manu chao la semaine prochaine, histoire de se défouler avant le grand chantier!

2 février 2011

réflexions #2

        Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
        Parlez-nous des Enfants.
        Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
        Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
        Ils viennent à travers vous mais non de vous.
        Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
       
       

        Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
        Car ils ont leurs propres pensées.
        Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
        Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
        pas même dans vos rêves.
        Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
        mais ne tentez pas de les faire comme vous.
        Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.
       

         Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
         L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
         pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
         Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
         Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.


       

(extrait du recueil Le Prophète, Khalil Gibran)

16 décembre 2010

deserter...

pas trop le temps... et puis le nouveau bloglines repris par netvibes qui coupe toute envie... plus le mariage canalblog & facebook.... trop de pubs partout, trop d'histoires de gros sous-sous..... des comportements de blogueurs qui m'écoeurent... une main prise sur ce qui n'était qu'un hobby, un moyen de communication... et puis le manque de temps...

me voici désormais déserteuse!


(un aspi de blog qui fonctionne sous canalblog?)

8 décembre 2010

j'ai un blog? ah oui?...

au milieu d'autres choses et d'autres... les petits bonheurs du mois de décembre!

* aller au marché de noël, savourer du vin chaud et des galettes de pomme de terre *

* se lover dans le canapé au milieu de ses trois amours et savourer ne rien faire *

* continuer le dimanche canapé en regardant un bon film et en engloutissant un mont d'or tout chaud, avec du pain *

* découvrir les merveilles qui viennent s'ajouter aux autres produits bertabulle *

* manquer de mots pour remercier à leur juste valeur ces messieurs qui travaillent pour et avec nous et croient en notre projet *

* être heureuse de la tournure que prend le projet *

* profiter de ses enfants au maximum *

* savourer sa vie de femme avec ses moments rien qu'à soi et aimer aller à l'atelier de théâtre *

* tout va bien *


l'appareil photo reste souvent dans le sac à main,
c'est mon disque dur qui ne va pas s'en plaindre!



4 octobre 2010

fritz

hier, nous avons ramassé des noix. d'habitude, c'est lui qui nous ramasse des noix et nous les prépare, il casse la coquille et nous les sépare en deux, les mets dans une boîte et elles nous sont livrées par "transport familial". mais il est parti samedi. il est parti là-haut. et des noix toutes prêtes à croquer ou à mettre dans la salade nous n'aurons plus.
mais hier, on a trouvé des noix sur notre chemin et les enfants en ont rempli un grand seau. il faudra penser à prendre le relais, à casser les coquilles et à bien les séparer en deux, pour les mettre dans une boîte.
chloé nous a dit qu'il ne fallait pas être triste puisque que papy (son arrière-grand-père) était parti au ciel en navette spatiale rejoindre tous les autres, mais si maman tu sais bien, tous ceux qui sont dans mes livres.
la dernière fois que je l'avais vu, il m'avait dit avec son accent alsacien "tu sais ma fille, j'ai eu une bonne vie".
ce n'était pas mon grand-père, mais celui de leur papa à elle. ce n'était pas mon grand-père mais il m'appelait "ma fille". il aimait les enfants, les voir rire et chanter, chahuter et ne pas être parfaits. il disait toujours "mais ce sont des enfants, laisse-les-donc..."
nous n'avons donc pas annulé la fête d'anniversaire de la petite dernière, ça ne lui aurait pas plu à papy que l'on ne fasse pas la fête, il était bon vivant.


"Un vieillard qui meurt c'est une bibliothèque qui brûle..."


11 août 2010

l'ombre du vent

celui-ci aussi m'a été offert "juste pour le plaisir d'offrir, les retrouvailles, et pour passer un agréable moment avec cette histoire"... dédicace qui prend encore plus de sens après avoir lu la dernière page du dernier chapitre.

fermer le livre et n'avoir qu'une envie, lire un jour l'ombre du vent!
pas l'oeuvre de Zafòn, non non, mais celle de Carax.

fermer le livre et n'avoir qu'une envie... filer à Barcelone et se plonger dans l'ambiance du livre. d'autres y ont pensé avant moi! pour mon plus grand bonheur! je sais quoi m'offrir pour ma prochaine escapade barcelonaise!

d'abord j'ai ouvert le livre après avoir lu la phrase qui figure sur la couverture "si vous avez le malheur de lire les trois premières pages de ce roman, vous n'avez plus aucune chance de lui échapper"... je rassure celles qui hésitent encore à le lire, il m'a fallu plus de trois pages pour me sentir attachée à ce livre. mais pas beaucoup plus. emportée par le vent, emportée par l'histoire, emportée par les personnages. il paraît que Zafòn écrit des scenarii de films. son roman est écrit comme un film, les descriptions suffisantes pour visualiser, ressentir, vivre avec les personnages.

quelle tristesse de devoir refermer mon livre. la mélancolie de la fin du livre est bien présente.
et cette question, la même depuis que je sais lire, on y retourne? ou pas?
c'est plus facile de commencer des mauvais bouquins, des histoires avec lesquelles on n'accroche pas, c'est plus facile de reposer le livre et de se dire que non, l'alchimie ne s'est pas faite, tant pis, pas de regret.

je n'aime pas reposer un livre qui m'a fait trembler, pleurer, rire.


mais la rechute n'est pas très loin...

19 juillet 2010

mauvaise mère!

je commence à accepter et assumer être une mauvaise mère. sisi. je commence à assumer que mes enfants sont mal élevés, turbulents, malpolis et insupportables. je les laisse se nourrir de mauvaises choses, elles regardent la télé, elles sont pourries-gâtées. je suis une mauvaise mère et j'assume.



mais quand un inconnu croisé sur un trottoir se permet d'intervenir par une réflexion désagréable quant à la tape sur les fesses que j'ai donné à ma grande, pas une fessée, non non, une tape sur les fesses... là, j'assume pas!

il fait plus de 30°
tu pars d'un festival de la bd
au cours du duquel tu as essayé de
partager la culture avec ta progéniture
tu les as laissé écouter un orgue de barbarie
tu leur as montré une expo d'originaux
tu as dis 20 fois au moins "non" à ta grande de ne pas porter sa petite soeur
tu pousses la poussette vide d'enfant mais chargée d'affaire
tu téléphones au papa pour savoir où se rejoindre
tu surveilles la grande et la petite
il fait chaud
la route monte et tu pousses la poussette
les enfants gambadent
la route est fermée aux voitures
et la grande qui pense être, elle, une bonne maman
porte sa soeur, seulement
la route monte, donc elle perd un peu l'équilibre,
mais toi, t'es au téléphone avec papa
et donc
tu donnes une tape sur les fesses de ta grande
pas une fessée, juste une tape de "fais attention"

et là, tu te fais enguirlander dans la rue par un inconnu. un inconnu très courageux, qui lâche sa phrase à voix très haute, histoire que tout le monde te regarde, te juge comme la pire des mamans, un bourreau d'enfants, et s'en va s'en même se retourner. une remarque qui te chamboule pour toute la fin de la journée et continue de faire culpabiliser les mamans de tornades et continue de faire s'intéroger sur le concept même de l'enfant tornade. heureusement, je connais d'autres tornades, alors quand on se voit avec les mamans, on rigole de nos tornades*, on décompresse, on souffle un peu.... et on se demande surtout pourquoi les notres sont des tornades et pas ceux des autres...

* enfin, des situations cocasses dans lesquelles nos tornades nous ont parfois emmenées....un exemple? passer pour un boureau d'enfant parce que la libellule de 10 mois qui commence à marcher RE-FU-SE d'aller dans la poussette et hurle à la mort pour marcher toute seule... et qu'au bout d'un quart d'heure de hurlements, tu cèdes et tu la laisses marcher toute seule et finalement, tu rentres chez toi, parce que se promener avec un bouchon de 10 mois qui gambade tout seul, c'est pas vraiment "fun"!

1 juin 2010

que dire de plus...

EL LOBITO BUENO

 

       Érase una vez
        un lobito bueno
        al que maltrataban
        todos los corderos.
        Y había también
        un príncipe malo,
        una bruja hermosa
        y un pirata honrado.
        Todas estas cosas
        había una vez.
        Cuando yo soñaba
        un mundo al revés. *

      José Agustín Goytisolo
      (n. en Barcelona en 1928)


* Il était une fois un loup que maltraitaient tous les moutons, un prince
méchant, une sorcière très belle, un pirate honnête... dans un monde que
l’on rêve bien sûr à l’envers.

 

on rêve d'un monde à l'envers quand on n'en peut plus de ça, ça, ça et ça et du reste....

mais merde alors...
qu'y a-t-il dans la tête de tous ces gens...

je vais continuer de prendre ma Vie en photo
en espérant que le monde soit un peu moins pourri pour elles...
un jour...

rêve d'un monde à l'envers...

8 août 2008

petite question

je me posais une question cette semaine suite à la lecture d'une phrase du type "privilégiez l'écoute de musique douce pendant votre grossesse, musique qui bercera votre bébé une fois qu'il sera parmi vous".

je me suis donc interrogée sur ce qui "berce" zebullon actuellement....

pensez-vous que les hurlements de sa grande soeur auront le même effet apaisant qu'une éventuelle musique douce que j'aurais pu écouter? dans cet article il était aussi question du nouveau-né reproduisant les intonations de voix de sa maman, intonations qu'il connait par coeur puisqu'il entend sa mère à longueur de journée (le pauvre!). pensez-vous que zebullon sera donc capable de reproduire mes cris de mère mécontente dès sa naissance?...

cette aventure humaine mène à des questionnements bien étranges tout de même!!!

22 mars 2010

double-peine

à la maison, j'ai trouvé une nouvelle solution pour les punitions. traîne dans notre couloir un vieux fauteuil qui n'a plus sa place dans la chambre des enfants, ne sachant quoi en faire, il est là..... et est donc devenu le fauteuil des punitions! endroit neutre. ce fauteuil est face à la fenêtre de la chambre des enfants... et le temps est ici "gris-standard"... samedi... après une petite bêtise, ma libellule a du aller sur le fauteuil vert... et fond alors en larmes...

"mais maman, c'est trop horrible de devoir regarder ce gris du ciel, tu pourrais au moins tourner le fauteuil...."



humpf!

3 mars 2010

réflexion du jour...

à savoir ce qu'est une femme moderne... suite à un débat suite aux propos d'une philosophe qui déchaîne les passions ces jours-ci...

j'ai réfléchis... et me suis dis qu'au fond, une femme moderne est une femme qui assume ses choix et qui s'épanouie dans sa vie. peu importe ses choix... tant qu'ils sont les siens.

une femme moderne est libre de choisir si elle veut allaiter ou non, ou les deux.
une femme moderne peut aimer cuisiner parce que c'est un loisir, mais aussi aimer acheter des plats préparés parce que c'est plus pratique ou qu'elle n'aime pas cuisiner, ou les deux.
une femme moderne est libre de se sentir femme, ou mère, ou les deux.
une femme moderne est libre de choisir si elle veut s'engager dans la maternité ou non.
une femme moderne peut choisir de travailler ou non ou un peu.
une femme moderne peut choisir avec ou sans péridurale.
une femme moderne peut avoir envie de faire confiance à son instinct ou au contraire ne pas vouloir s'en faire un allié.

une femme moderne est une femme qui la chance de pouvoir choisir ce qui lui semble le mieux pour elle... une femme moderne a la chance de pouvoir s'informer pour prendre ses décisions en pleine conscience des implications de ses choix... une femme est moderne quand elle vit pleinement sa féminité, peu importe sous quelle forme...

enfin, c'est mon point de vue,
il n'engage que moi...

mais les dictats de la société
et autres paroles démagogiques
m'énervent un peu ces temps-ci...

(ps: on peut être moderne, être mère qui allaite, être sexy et féminine, être adepte du portage sans que ces mots ne deviennent ennemis)

3 février 2010

juste une petite envie de...

râlouiller un peu....

j'ai regardé un peu le marché de l'emploi en france.... je parle avec des personnes plus jeunes que moi... des personnes de mon âge... qui ne vivent pas à la capitale, mais qui ont fait le choix du cadre de vie. mais à quel prix. c'est plus que râlouiller, c'est une véritable colère, un gros et énorme coup de gueule contre ce système grégaire et élitiste. un coup de gueule contre l'éducation à 2 vitesses, la séparation de la société en 2 classes "ceux-qui-ont" et "ceux-qui-n'ont-pas"... je sais, le concept n'est pas nouveau. mais il était un temps où "ceux-qui-n'avaient-pas" pouvaient encore espérer devenir de "ceux-qui-ont-un-peu"... mais je crois qu'au fonds, ce qui me met encore plus en colère, ce sont tous ces enfants qui sont mis de côté parce qu'ils ne fonctionnent pas comme les autres. ces enfants si inteligents et si sensibles. ces enfants capables des plus belles choses mais qui sont sacrifiés sur l'autel de la normalité... ceux que l'on empêche d'avancer à leur rythme, ceux auxquels on demande de rester dans les rangs et de ne surtout pas aller trop vite, ceux qui doivent cacher ce qu'ils savent faire sous peine d'être moqués, insultés, "traités"... tous ces enfants qui deviennent des adultes un peu paumés dans leur vie quand ils n'ont pas eu la chance de naître parmi "ceux-qui-ont"... ceux à qui l'accès à la culture est limité, ceux qui n'ont pas la chance d'avoir une kyrielle d'acteurs para-parentaux facilitant l'apprentissage de nouvelles langues ou de découvrir le monde et d'intégrer les meilleures écoles... tous ces adultes qui souffrent dans le monde du travail parce que leur métier ne leur correspond pas, que l'entreprise ne fait aucun effort pour les valoriser et que leurs compétences suscitent une jalousie malsaine chez leurs collègues et qui finalement finissent par être mis au placard...

Mais merde alors... dans quel monde vivons-nous??? n'y-a-t-il donc pas de place pour tout le monde? est-ce qu'il faut vraiment toujours se conformer au moule? est-ce que les jeunes qui ne sortent pas des meilleures écoles élitistes françaises n'ont pas leur place dans ce monde? je suis choquée de voir tant de personnes brillantes être bridées, raillées, mises de côté...


                                            L'albatros

"Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer;
Exilé sur le sol au milieu des huées,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher."

Charles Baudelaire - Les Fleurs du Mal

3 janvier 2010

bonne...

... année!

Dame zebulle qui n'a envoyé aucun sms et n'a pas encore écrit le moindre mail ou la moindre carte....

je cherche la 25e ou la 26e heure supplémentaire de mes journées...
je ne la trouve pas...


(merci pour tous vos petits mots, j'essaye d'y répondre bien viiite!)


et que 2010 soit une belle année!


25 novembre 2009

oups!

... les photos sont restées chez mamie.... alors pas de photos....
mais des photos de quoi?
de pas grand chose, ou presque! de petits moments doux des vacances...

les mots, ils sont coincés quelque part... coincés dans le mot "changement"... le blog revivra quand les turbulences rencontrées sur le chemin se seront apaisées et que la vie aura repris une allure de fleuve tranquille.

à très vite!

(ps: j'ai même donné de nouvelles couleurs au blog... pour sa nouvelle vie!)

9 novembre 2009

double

elle aurait pu être simple, mais non, elle est double!
une double entorse malléolaire...

voilà ce qui arrive à une maman qui court perchée sur des talons de 7cm avec un bb de 13 mois dans les bras en allant déposer sa grande à l'école...

un peu d'eau sur le sol du hall de l'école, une maman un peu trop pressée (et si on commençait par s'endormir plus tôt et par se lever à l'heure le matin) (mais quelle idée aussi de faire commencer l'école maternelle à 8h10 le lundi matin....), des invitations d'anniversaire à déposer dans les cases, des bottes toutes neuves, toutes belles et glissantes (pourtant j'ai bien dis au vendeur dans la boutique qu'il fallait que je les emmène chez le coordonnier avant de les porter, tellement elles glissaient), hop.... une maman par terre! mes bras ont protégé le bb qui ne s'est rendu compte de rien, la cheville maintenue par les bottes a tenu bon pour continuer la course du matin (déposer le bb à la crèche, aller travailler...) et puis ayant trop mal, dans l'après-midi je suis descendue d'un étage pour aller faire voir cette cheville à un médecin... (l'avantage de travailler dans un hôpital, les urgences, sans l'attente, à un étage de son bureau).

verdict: double entorse malléolaire avec risques de complications si je ne fais pas assez attention - prescription: une bande qui fait plâtre (aucune idée comment ça s'appelle), une atelle, des anti-inflammatoires ("vous savez, j'ai accouché 2 fois sans péridurale, je peux vivre avec une entorse quand même...." "non non, vous les prenez!" "ok, d'accord"), du repos et des baskets de sport! "vous savez, pas des baskets pour faire joli, des vraies baskets de sport"... oui docteur...

J'en connais une qui va être chic pour aller bosser pendant 10 jours!!!

7 novembre 2009

changement de cap

Mon appareil photo a décidé de me lâcher...
plus de photos... plus de blog?
J'ai souvent réfléchis à l'éventualité d'arrêter l'aventure... et ne plus pouvoir faire de photos m'a encore plus laissé penser que ce blog n'avait plus d'avenir... et puis... non, mais on va changer de cap, changer de moyen d'expression.

Ecrire, j'ai toujours aimé écrire, ce blog deviendra donc un blog écriture en attendant de récupérer mon 3e oeil!

J'ai toujours aimé écrire mais n'ai jusqu'à il y a peu de temps jamais eu une confiance suffisante pour oser écrire. cassée par des professeurs peu adaptes de ma prose, j'ai obtenu un bac littéraire avec des notes médiocres en dissertations. j'ai alors toujours pensé que mes écrits étaient mauvais jusqu''au jour où j'ai osé écrire sur mon premier blog et puis sur celui-ci et qu'une amie, vieille du lycée, m'a dit aimer me lire. amie qui excelle en la matière. et puis j'ai reçu des commentaires positifs suite à certains de mes écrits, alors j'ai pris confiance en moi et j'ai osé continuer l'aventure des mots et des lettres.

Pendant de longs mois mon 3e oeil a observé et immortalisé, aujourd'hui j'ai de nouveau accès aux mots et j'ai envie partager une série de billets dédiés à l'amitié. Au cours de mes voyages et de mes différentes vies, je ne suis pourtant pas si vieille que ça, j'ai eu la chance de lier des amitiés avec des personnes toutes très différentes mais toutes aussi spéciales les unes que les autres et j'ai envie de raconter ces belles histoires.

Zebulle continue, sans photo mais avec des mots!

15 octobre 2009

convictions

(en préparation depuis des mois... il semble que le grain de sable qui enrayait la machine soit tombé, l'envie d'écrire est revenue! billet réflexion personnelle qui n'engage que moi.)

avant, je pensais qu'il était de mon devoir de citoyen de la terre responsable de me renseigner sur tout avant de prendre mes décisions du quotidien. avant, je m'étais enfermée dans une tour de convictions et je ne vivais plus.
avant, je ne laissais aucune place aux grandes marques dans mon quotidien, je n'entrais pas dans les boutiques "normales", je cassais les pieds à tout le monde avec un discours moralisateur sur les enjeux de leurs gestes. avant, le simple fait de sortir boire un verre ou d'aller dîner avec des amis se transformait en cauchemard, pour moi, pour eux et pour le personnel. impossible de choisir mon plat sans avoir questionné le serveur sur l'origine de la viande, puis me demander si en prenant les conditions d'abbatement des bêtes je devrais plutôt choisir la volaile ou la viande rouge, mais il aurait aussi fallu savoir par quel moyen de transport les légumes avaient été transportés et si ce sont des légumes de saison, et monsieur, êtes vous bien certain que la menthe de mon mojito soit produite de façon équitable et comment ça l'avocat du guacamole provient d'israel, mais je ne veux pas cautionner le conflit moi..... insupportable j'avais pris soin d'expliquer en long et en large à mes proches que le bb à venir ne se salirait pas les doigts sur des jouets en plastique lumineux voir bruyant, j'ai vexé des amis en leur demandant de faire un don à une association caritative plutôt que de faire un cadeau inutile à ma fille, j'ai cassé les pieds à tout le monde pensant être dans mon devoir de les informer sur les enjeux de leurs gestes. je m'étais transformée en cauchemard, pensant bien faire en plus!

je me suis sur-informée sur les vaccins, la péridurale et le lait maternisé. tellement informée que mes convictions d'alors se sont renforcées jusqu'au jour où est arrivé zebulline, mon bb-révolution, dans ma vie.
je souhaitais accueillir ce bébé le plus naturellement possible. ce qui fut fait. seulement, j'étais tellement convaincante dans mon discours que lorsque la douleur devient plus qu'insupportable, on ne m'apporta pas la fameuse piqûre qui soulage les mamans qui donnent la vie. et j'ai souffert, beaucoup même.
sur le moment j'étais très en colère, contre moi et contre les autres. on n'avait quand même pas pu me laisser souffrir autant, oui, mais, j'avais été prise à mon propre jeu.
puis, ce qui semblait être le plus naturel pour nourir mon bébé et qui avait bien fonctionné pour ma 1ère fille s'est vite transformé en horrible souffrance les premiers jours puis en calvaire par la suite. jamais je n'ai prôné l'allaitement long mais ma zebulline m'a tenu 8 mois. 8 mois sans dormir, 8 mois à la nourir. une expérience qui au final m'aura fait naître avec elle.
j'ai appris à me raisonner!

aujourd'hui, je vis! sisi! je dis "je vis" parce que je sais, je suis informée et j'agis en conséquence et parfois je ne me pose pas de questions. je ne juge plus mes cocitoyen comme irresponsables, je les laisse vivre à leur guise. je n'essaye plus de convaincre autours de moi, je respire. je suis même d'accord pour que ma grande ressemble un peu, beaucoup, aux petites filles de son âge, et quand je la vois fière de porter son petit chat blanc préféré, quand je la vois si heureuse d'aller à l'école et pouvoir comparer ses accessoires de petite fille, je me dis que j'ai fais le bon choix. parce qu'à 4 ans, on se construit pour la vie, on apprend à vivre avec les autres, on apprend à vivre dans le monde et dans la société. à 4 ans on a besoin de se sentir comme tout le monde, de se sentir fort d'appartenir à un groupe. quand je la vois courir pour aller à l'école, tellement heureuse et fière de son nouveau truc princesse, je me dis, que la clef, elle se trouve là.
là? oui là. en tant que parent, ma responsabilité n'est pas de la différencier dès le plus jeune âge pour qu'elle ne soit pas formatée, passée au moule, non, ma responsabilité est de lui donner les meilleurs armes pour devenir adulte et être un adulte bien dans ses baskets, c'est aussi savoir que l'on est un individu digne d'appartenir au groupe, ou plutôt à un groupe. alors aujourd'hui, elle appartient au groupe des petites filles de 4 ans qui vont à l'école avec des trucs roses et fantaisie, mon rôle est de lui apprendre que le jour où l'on aura mangé toute la planète, on aura plus rien et donc, que tout doit se faire dans la juste mesure, le juste milieu, qu'il faut évaluer sa responsabilité dans ses choix mais que l'on a aussi le droit d'être heureux et de vivre, avec les autres.

11 septembre 2008

MuSiK

à défaut d'avoir pu m'offrir le nouvel album de thomas fersen aujourd'hui, parce que le cd n'était pas disponnible dans le presque et seul unique endroit de cette ville où l'on peut s'offrir de la musique francophone, je me suis offert le dernier album de tryo.
je ne vais faire ici ni la critique de l'album, ni de l'objet cd ni de tout cela, mais juste partager une réflexion.

en achetant ce cd, je me suis rendue compte que le rayon cd de l'hypermarché où je me suis rendue avait rétréci telle une peau de chagrin. le rayon "variété francophone" est devenu rikiki-minuscule comme dirait ma libellule. je me suis aussi fait la réflexion que je faisais partie du peu de personnes qui continuent d'acheter des cd... et pour cause, je refuse de copier les cd et je m'oppose au téléchargement illégal de musique (et de film).

piller la propriété intellectuelle des artistes est les condamner à ne plus pouvoir exister. le vivier d'artistes français est riche de diversité, d'originalité, d'univers un peu décalés, d'origines diverses et variées. le plaisir que l'on a en écoutant thomas fersen ou tryo, par exemple, ne peut exister que si l'on continue d'acheter leurs cd et de promouvoir leur art et leur liberté d'expression. perpétuer le pillage musical (et cinématographique) c'est entraver, voir interdire toute possibilité aux artistes de s'exprimer et de se faire entendre.

afin de soutenir encore plus la chanson française, je me suis abonnée à un magazine de promotion de la chanson française: francofans. pour une modique somme, on peut aider à faire connaître des artistes, à mieux connaître des artistes déjà connus. un tout petit geste pour pouvoir continuer à écouter de la musique de qualité, des textes intelligents et avoir un grand plaisir musical.

sensibiliser notre libellule à la musique était important pour nous. et vendredi soir je l'emmène à son premier concert "pour de vrai". une artiste locale qui chante en français. un concert gratuit en extérieur, l'occasion de partager un moment musique toute les deux et de m'offrir le cd!


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